> La surcharge cognitive
En 1993, des chercheurs (Macrae & al.) émettaient l’hypothèse suivante : plus les ressources cognitives d’un individu seront faibles, plus celui-ci portera des jugements en accord avec le stéréotype associé (des jugements stéréotypiques).
Ils expérimentent alors la question en observant le jugement (sur la base de divers traits) porté par leurs participants sur une femme que l’on présente pour un groupe comme « médecin » et pour un autre comme « coiffeuse ». Ceci, en faisant varier leur niveau de ressources cognitives à disposition : avec certains participants placés en forte surcharge cognitive (des tâches annexes à réaliser) et d’autres non.
Conclusion sur la base de leur résultat : la surcharge cognitive accroit les jugements stéréotypiques.
> Les émotions
En 1990, les chercheurs Bodenhausen & Kraner, émettaient une autre hypothèse : que des émotions fortes et plus marquées faciliteraient l’utilisation des stéréotypes.
Pour observer cette hypothèse ils induisent un état émotionnel marqué à un groupe d’étudiant·e·s (via l’émotion de tristesse, celle de la colère, et celle de la joie) vs un état émotionnel neutre pour l’autre groupe. Puis, ces deux groupes de participant·e·s jugent de la culpabilité d’un étudiant noir et un étudiant blanc quand à un acte.
Conclusion sur la base de leur résultat : le vécu d’une émotion marquée accentue l’utilisation que l’on a des stéréotypes pour interpréter et juger le monde et les personnes qui nous entoure.