Dans cet article SOPSIE vous sont présentées très succinctement les différentes approches explicatives des conduites à risque dans lesquelles s’engagent les adolescent·es et jeunes adultes (cf. page « Prévention des conduites à risque »). Ainsi, différents résumés d’articles scientifiques observant les origines des conduites à risque chez les jeunes sous des angles variés (psychologie du développement, psychologie des groupes, médecine de prévention, psychologie des addictions…) sont exposés ci-dessous, associés au lien vous redirigeant directement vers l’article en question si vous souhaitez pousser votre recherche.
Etude de contraste entre le modèle des comportements à risque chez l'adolescent·e et le modèle de développement psychopathologique
Ellis, B. J., Del Giudice, M., Dishion, T. J., Figueredo, A. J., Gray, P., Griskevicius, V., Hawley, P. H., Jacobs, W. J., James, J., Volk, A. A., & Wilson, D. S. (2012). The evolutionary basis of risky adolescent behavior: Implications for science, policy, and practice. Developmental Psychology, 48(3), 598–623.
Cet article propose un modèle évolutif des comportements à risque à l'adolescence et le met en contraste avec modèle dominant de psychopathologie du développement. Le modèle évolutif soutient que la compréhension des fonctions évolutives de l'adolescent·e est essentielle pour expliquer les comportements à risque, et qu'une intervention de prévention sera réussie si l'on travaille avec, plutôt que contre, les objectifs et les motivations des adolescent·es. Le présent article articule 5 idées évolutives sur le comportement à risque des adolescent·es : (1) L'adolescence est une période sensible de changement dans le développement du statut social et des trajectoires reproductives ; (2) une intervention nécessite d'aborder les fonctions adaptatives des comportements à risque et agressifs (pourquoi fait-il cela?); (3) l'adolescent·e adopte des comportements à risque adaptés pour répondre et évoluer dans des conditions environnementales difficiles et imprévisibles (Life History Theory, Ellis & al. 2009) ; (4) comprendre l'évolution des différences sexuelles est essentiel pour comprendre la psychologie des personnes adoptant un comportement à risque ; et (5) les inadéquations entre les environnements actuels et passés peuvent désorganiser le comportement des adolescent·es :ex. de la mixité des âges. Pour chacune de ces idées, des suggestions d'interventions pertinentes au regard des recherches actuelles sont proposées. A noter que la puberté et les notions de norme, de statut social, d'appartenance groupale, de partage des ressources, sont omniprésentes dans cet article.
Etude de l'influence sociale des pairs sur la prise de décision des adolescent·es
Albert, D., Chein, J. & Steinberg, L. (2013). The teenage brain : peer influences on adolescent decision making. Current Directions in Psychological Science, 22(2), 114-120.
Cet article propose une revue d'études sur l'influence de facteurs sociaux et émotionnels sur les prises de décision des adolescent·es. Les résultats de ces recherches suggèrent qu'à l'adolescence, période de socialisation majeure, des stimuli relatifs aux relations avec les pairs peuvent sensibiliser le système de récompense à répondre/réagir plus fortement lors d'un comportement risqué : soit, à lui accorder une valeur de récompense importante. Ceci indiquerait que l'adolescent·e aura plus tendance à adopter un comportement à risque en présence de ses camarades ou par pression sociale que lorsqu'il est seul (cf. témoignage). Avec le développement du système de contrôle cognitif au fil de la croissance (neurodéveloppement), l'adolescent·e développera cette capacité à coordonner son affect avec sa cognition et à s'auto-réguler. Ainsi, la capacité à résister à l'influence sociale (des pairs) apparaitra et les comportements à risque pourraient diminuer.
Etude des traits d'impulsivité comme facteur explicatif des comportements à risque
Romer, D. (2010). Adolescent risk taking, impulsivity, and brain development : implications for prevention. Developmental Psychobiology, 52(3), 263-275.
EN COURS DE COMPLETION
Etude sur l'apprentissage du self-control chez les adolescent·e·s
Romer, D., Duckworth, A.L., Sznitman, S. & Park, S. (2010). Can Adolescents Learn Self-control? Delay of Gratification in the Development of Control over Risk Taking. Prevention Science, 11, 319–330.
EN COURS DE COMPLETION
Perspective socio-développementale : lien entre le développement cérébral et les conduites à risque chez l'adolescent·e
Willoughby, T., Good, M., Adachi, P., Hamza, C. & Tavernier, R. (2014). Examining the link between adolescent brain development and risk taking from a social developmental perspective (reprinted). Brain and Cognition, 89, 70-78.
EN COURS DE COMPLETION
Etude : manifestations typiques de construction de l'identité ?
Zimmermann, G., Barbosa Carvalhosa, M., Sznitman, G. A., Van Petegem, S., Baudat, S., Darwiche, J., Antonietti, J-P. & Clémence, A. (2017). Conduites à risque à l'adolescence : manifestations typiques de construction de l'identité ? Enfance, 2, 239-261.
EN COURS DE COMPLETION
D’autres modèles et études peuvent également être mentionnées dans cet article qui n’a aucune prétention d’exhaustivité. Parmi ceux-ci, certains sont présentés dans l’article SOPSIE « Perception du risque » : le modèle de l’homéostasie du risque, le modèle du risque zéro… Nous pouvons également citer la Health Belief Theory de Becker (1974) et les études de psychologie sociale sur la Théorie du Comportement Planifié.
Pour en savoir davantage à ce sujet, je vous invite à consulter les travaux mentionnés ci-dessus, à effectuer des recherches de votre côté, ou encore de me contacter pour échanger à ce sujet (notamment pour tout ce qui est relatif aux théories issues de la psychologie sociale).
Dernière mise à jour : Mars 2023