LES RESSOURCES SOPSIE
Les apports d’études sur l’influence des contextes sociaux sur l’esprit, dans le domaine de l’éducation
Vous trouverez ici diverses présentations de notions clefs de la psychologie sociale pouvant s’appliquer au champ de l’éducation. Pour chaque notion, des références vous seront fournies pour aller plus loin si vous le souhaitez. De plus, des vidéos et lectures seront parfois mises à disposition. Enfin, si cela soulève chez vous quelques interrogations, je vous invite à consulter l’ouvrage « Le défi Educatif – des situations pour réussir » pour plonger dans les détails des notions qui vous intéressent. Bien évidemment, vous pouvez également me contacter.
MOTIVATION & ENGAGEMENT – INTELLIGENCE – INFLUENCES SOCIALES – TRAVAIL DE GROUPE – AUTORITE & GESTION DE CONFLITS – PREVENTION CONDUITES A RISQUES – LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS & LE HARCELEMENT
La psychologie sociale dans l'éducation : une affaire de contexte
Au travers de la psychologie sociale on peut observer et comprendre en quoi et comment le contexte social régule les perceptions et le traitement des informations par l’élève, le parent et l’enseignant·e. On observera également l’impact de ce contexte sur les conduites sociales.
En classe
Quand un élève réalise un exercice, ce travail se fait dans le contexte social de la classe, un environnement où de nombreuses et diverses dynamiques sont en place. Ce contexte est régi par des normes, des règles et il est marqué par des interactions sociales… Tous ces éléments qui constituent le contexte dans lequel l’enfant réalise sa tâche vont influencer la façon dont il va s’y prendre et sa performance subséquente.
De plus, un enfant – tout comme l’est un adulte – est toujours porteur de sa propre histoire, de son individualité influencée par ses appartenances groupales (ex. fille vs garçon) et de ses représentations. Il est alors inséré dans un « tissu social » bien particulier, qui varie quand il est à l’école (ex. je suis un élève) et à la maison (ex. je suis un grand frère). Son identité, ses rapports sociaux et son tissu social sont autant d’éléments complémentaires qui vont impacter son comportement, son attention, sa maitrise…
Ce qui fait partie de l’enfant et ce qui l’entoure vont influencer sa perception du monde ; ici, sa perception de l’exercice qu’il doit accomplir. Par conséquent, son niveau d’attention, de ressources cognitives allouées à la tâche et son niveau de maitrise et de performance sont reliés à tous ces paramètres et varieront en fonction des conditions dans lesquelles il réalise cette tâche.
Une approche peu répandue
Si ceci semble fondamental, l’intérêt porté à ces facteurs externes, au contexte, et en général à la psycho sociale dans le domaine éducatif, est moindre, voire même parfois inexistant. Pourtant, il semble évident qu’à l’école, de nombreux processus psycho-sociaux agencent les rapports sociaux qu’entretiennent les élèves entre eux et avec leurs enseignant·e·s. Il semble également clair que l’environnement de travail joue un rôle clef dans l’épanouissement des enfants, la qualité de leur apprentissage et leur réussite scolaire.
Ainsi, ici sur SOPSIE en éducation, je propose de donner un peu de place et de lumière à des recherches qui portent sur ces phénomènes (ex. influences sociales, perception d’intelligence, motivation…) et qui nous offrent des points de départ, des pistes d’action pour agir sur le contexte. Il s’agirait d’agir sur des facteurs externes et ainsi, favoriser le développement d’un environnement optimal pour l’épanouissement des enfants.
Différentes approches face à une problématique : approche dispositionnelle VS approche contextuelle.
Exemple de situation : Un enfant doit présenter un exposé à l’oral devant sa classe, il est pris d’une grande peur et ne parvient pas à prendre la parole devant ses camarades. Pourquoi ? et comment l’aider ?
C’est un enfant très anxieux et timide. il n’a jamais aimé prendre la parole en public et ne contrôle pas ses émotions dans ces moments.
Comment je peux l’aider ? des ateliers de respiration ventrale, des stratégies de coping diverses (ex. apprendre par cœur son texte, regarder un point fixe au fond de la salle, s’entrainer plusieurs fois à l’oral devant des amis). Si l’anxiété est trop forte et généralisée, un suivi clinique peut également être envisagé.
Approche dispositionnelle (psychologie clinique, psychologie cognitive, psychologie positive…)
C’est un examen : l’enseignant·e l’a annoncé « ce sera votre seule note pour ce trimestre » et cet enfant n’a pas eu la moyenne au trimestre précédent… C’est la première fois qu’il présente un exposé tout seul à l’oral. Il pense ne pas être prêt. En plus, il fait chaud, ses camarades sont agités et lui, il passe juste après la tête de la classe… « Je ne vais jamais y arriver… » il pense.
Comment je peux aider ? En amont, en annonçant que l’objectif est avant tout d’apprendre à s’exprimer à l’oral et de transmettre des connaissances aux camarades (buts de maitrise). En adoptant une posture d’accompagnement auprès des enfants dans leur construction d’exposé, en les encourageant, soulignant leur progrès (SEP, feedbacks), et en faisant des exercices de « répétition » à l’oral. En début de cours, en annonçant que cette « prestation » ne sera en rien le reflet de l’intelligence de l’enfant, que c’est un exercice et qu’on vise la progression de chacun aujourd’hui (conceptions d’intelligence). Pendant le cours, en faisant des pauses et en aérant la salle pour que chacun·e prenne l’air, se rafraichisse et pour que le calme reviennent progressivement dans la classe (maintenir l’attention)…